Lundi 30 novembre 2009 1 30 /11 /2009 23:03


                   Ce message ne s'adresse, hélas, qu'aux parisiens et parisiennes !
                   Pour les autres, j'espère qu'on se verra en vrai un jour, car les contacts
                   sans ordinateur interposé sont toujours plus chaleureux à ce qu'on dit...


           J'organise un VERNISSAGE
           le mercredi 16 décembre,
           au 23 rue André Barsacq,
           juste à côté du funiculaire de Montmartre
           et de la galerie Chappe, à partir de 19h
           et jusqu'à 22h.
           Métro Abbesses ou Anvers.

                   C'est un vernissage rigolo, avec du vin chaud car on va se cailler,
                   vous pourrez voir mes chaises et mes meubles et aussi me les
                   acheter pour des petits prix : de 35 à 95 euros pour les chaises,
                   et de 45 à 125 euros pour les meubles. Ou simplement venir
                   partager vos impressions.

                   Mais surtout, vous pourrez me voir en vrai !
                   (une grande bringue au sourire niais)
                   Et normalement si vous êtes sympa je vous ferai
                   un gros bisou ! (surtout après les quelques verres de vin chaud !)
                   Le but c'est de se rencontrer et de faire connaître mon travail,
                   dans le quartier et dans Paris ... vous pouvez venir avec qui vous voulez...
                   Le lieu est pas grand mais on se serrera (en espérant qu'il pleuvra pas).


voici le flyer :



  
  
 oui bon ben euh... c'est artisanal, je vous dis !
 A mercredi !


bises so6




(contact latanche@hotmail.com)
                  



Par saucisse - Publié dans : Je les vends - Communauté : Relook de meubles et d'objets
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Samedi 28 novembre 2009 6 28 /11 /2009 14:32
Cou-cou les amis :)

Après trois mois de galères en tous genres j'ai enfin
à nouveau une connexion à la maison et ça c'est
formidab' !

Alors pour fêter ça voici le grand retour de l'objet du
mois (je me dépêche on est le 28), et là, figurez-vous
que c'est formidab' aussi parce que cette fois il y a
un vrai truc à gagner ! Si, si !
Le truc c'est une boîte de chocolats, mmmmh pour
bien grossir pendant les fêtes ! Mais attention; pas
n'importe laquelle. Une boite de chocolats envoyée
par Saucisse
. C'est pas la classe?

Parce qu'en fait je suis sûre que vous allez jamais
trouver ce que c'est haha !

Le voici :

Taille réelle

Alors je vous vois venir.
Non, ce n'est pas un médaillon, une décoration, une
pièce ou autre. Cet objet sert vraiment à quelque chose,
je dirais même qu'il risque de beaucoup servir au mois
de décembre.

Hihihi... bon courage les gourmands(des) !

Booooon allez je vous aide.
C'est en plastique et ça fait un centimètre et demi d'épaisseur environ
(pour 10 cm de diamètre).
Hihihi !


So6
Par saucisse - Publié dans : L'objet du mois - Communauté : Bonne Humeur en Provence
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Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /2009 19:39
Coucou !

En attendant des objets croustillants, notamment l'objet du mois, on va aller faire un petit
tour au Portugal. Vous venez?

En fait, plus exactement, on va à Lisbonne.
Lisbonne, c'est une des plus belles villes de la péninsule ibérique, il fait beau, il y a la mer,
et les gens sont très accueillants et serviables, même si la plupart du temps on comprend
pas ce qu'ils disent. Forcément, ils parlent en portugais.

Lisbonne, c'est grand, mais surtout, c'est charmant.
Mon coin préféré c'est bien sûr le quartier d' Alfama, des petites ruelles pavées toutes
jolies et décorées de petits drapeaux de toutes les couleurs, avec des lampions le soir
notamment lors des soirées de fête où les locaux sortent les sardines fraîches
et les déposent sur des barbecues improvisés, ce qui amène dans vos narines le
délicieux fumet du poisson grillé et vous donne immédiatement envie de vous asseoir
à une terrasse et de commander un vinho verde dans la douceur de l'air tiède du soir.

Mais, c'est pas là que je veux vous emmener.
C'est pas non plus au musée du fado, qu'à mon avis vous pouvez allègrement zapper
pour aller vous empiffrer de quelques délicieuses pastéis de nata (des petites tartes
à la crème brûlée qui fondent dans la bouche mais pas sur les hanches) dans la
pâtisserie du coin.

Non, là où je veux vous emmener, c'est un peu plus loin (faut prendre un bus),
au Museu Colecçao Berardo.
Là, quoi.





C'est un de mes endroits préférés à Lisbonne.
Pourquoi? Parce que même si c'est un musée d'art contemporain, et que je suis
pas trop fan d'habitude, là j'ai eu des tas d'émotions esthétiques, (pour ceux qui
voient pas ce que je veux dire, c'est le fait d'éprouver devant une oeuvre artistique
une sorte d'émotion qui vient on ne sait pas d'où, moi typiquement j'ai les larmes
qui me montent aux yeux, ou j'éprouve une sorte de joie intérieure rayonnante et
j'ai le sourire, mais en fait ça le fait pas à tout le monde, et en gros plus vous êtes
cartésien et rationnel et moins ça a de chance de vous arriver à mon avis), et sur-
tout que j'ai vu ça :



My prrrrrrrrecious !!!!!! AAAAAAAAhhhh je fonds !!
Déjà, elle est ROSE. Et J' ADORE le rose. Et sa forme, elle est toute douce,
en même temps stylée, en même temps classe, en même temps ... tout.
Ensuite, elle date des années 30, une période ou le design avait de la
classe, voire de la grande classe, genre on essayait pas de vous faire
croire qu'un vague élément de vestiaire c'est-magnifique-et-ça-fait-trop-
design-et faut-l'acheter-ainsi-que-cette-lampe-en-fer-moche-
au-bras-désarticulé-magnifique-au-prix-modique-de-875-euros. Non, à
cette époque les gars, les designers bossaient. Ils dessinaient même, en
vrai. Avec des crayons. Et ils pondaient des objets magnifiques, avec une
structure mais quand même une rondeur, avec des lignes épurées
et strictes mais quand même de la fantaisie. Mais surtout, avec des
matériaux nobles. Des bois aujourd'hui disparus, l'ébène, le palissandre ...

C'est ça que je voulais vous montrer.


A l'époque, l'ours polaire avait la cote. Moi, je vous prédis que l'ours polaire va de
nouveau avoir la cote, car on en fera à nouveau des statues qui seront autant de
mémoriaux à cet animal mythologique disparu. J'ai pas dit mon dernier mot en
matière de voyage vous savez, car j'ai encore tant de choses à voir, et je me suis
promis d'aller voir un ours blanc dans son milieu naturel avant que l'espèce dispa-
raisse... je pense qu'il me reste 10 ans grand max ...donc je me dépêche de travailler
 pour gagner des sous et pouvoir partir le plus vite possible ...


C'est carré, et ça brille. J'aime.


A l'époque, ceci était considéré comme le fleuron du design. Maintenant euh...
ils ont aménagé toutes les cellules de Fleury-Mérogis avec ce genre de mobilier ...


Ce que j'aime, c'est la simplicité. Une armoire à un seul pied monobloc en forme de coffre-fort?
J'adore.


C'est pur. C'est blanc. C'est beau.


Mon bleu préféré...craquelé.

C'est rectangle. ça brille. J'aime.

Héhé ! Lunéville ! C'est par chez moi ça !
Vous avez vu la douceur de ce bleu? C'est d'un raffinement extraême, ma chaère.

Ceux là, c'est mes deux préférés. J'ai essayé de les voler, mais ça a commencé
à sonner de partout ... pfff. Pas cool, quoi. Alors même au Portugal, on peut pas
voler?

Voilà.
Après avoir étudié tout en détail (heureusement que je visite les musées toute
seule parce que ça me prend deux trois heures par salle à chaque fois, de quoi
rendre dingue toute personne susceptible de m'accompagner, mais heureusement
 y en a jamais), je suis arrivée dans la partie "art contemporain, tendance moderne,
tendance je fais n'importe quoi et c'est de l'art." Mais pour une fois, je me suis éclatée.
Par exemple en voyant ça :

Hein ? C'est pas trop cool? C'est génial, vous voulez dire.

Ou ça. Moi, je vois un cerveau à l'envers. Et vous?
                           
Une oeuvre magnifique qui euh, que ... ah non, ça c'est moi ...Par contre, j'étais
assise dans une oeuvre géniale.

Voilà pourquoi je trouve que l'artiste contemporain se fout de ma gueule :
Un cube en hologramme qui change de couleur toutes les deux secondes.
Euh ? Allo? C'est tout ce que t'as trouvé? T'as pu trop l'âge des colliers de
nouilles pour la fête des mères, tu sais?

Ah voila, déjà c'est mieux.

Une salle géniale ...

Une de mes oeuvres préférées : le Virnaburger, de Mel Ramos.
C'est N'importe quoi, décadent, très sixties, et j'adore. D'ailleurs, je réfléchis
énormément à faire un pouf hamburger. (Mais sans Virna)
Ou macaron. J'hésite.

Ils ont un Roy Lichtenstein. Si vous voulez mon avis, c'est pas le meilleur.
Par contre, le Wharol, il envoie du gros ...(c'est Judy Garland) :

L'oeuvre suivante est sybiline :
"Glisse le moi". Euh, d'accord mais quoi? Moi j'aurais préféré qu'il écrive "Slip me".
"Glisse moi, ou "Slippe moi?"ou  encore : "N'oublie pas ton slip".ça, ça aurait eu
de la gueule.

Un petit dernier pour la route, je crois que c'est Jackson Pollock. J'ai été vraiment
frappée parce que je ne connaissais pas cette oeuvre, mais il se trouve que j'ai
jadis fait un tableau à la craie grasse qui ressemble étrangement à celui là.
Oh mon Dieu !!!! Maintenant c'est prouvé !!!
Je suis une grande artiste !! (hem. En toute modestie, huhu)


Mesdames et messieurs, la petite visite du musée Berardo de Lisbonne
est terminée.
N'oubliez pas le guide, et de m'apporter des oranges quand ils m'auront
condamnée à verser aux artistes ou à leurs descendants une fortune colossale
en dédommagements et intérêts pour reproduction interdite des oeuvres.... (j'ai
déjà pas assez de problèmes comme ça actuellement...je m'en crée pour plus tard,
sinon je vais m'ennuyer!)

Une question : si je les reproduis pas, comment un mec de 90 ans devant son ordi
va pouvoir les voir, vu qu'il lui est impossible de se déplacer à Lisbonne? Est-ce qu'il
doit se farcir tout internet pour les trouver? Est-ce qu'il doit renoncer à les voir?
Non, madame.
Et bibi, elle est là pour ça.
Pour le mec ou la nana de 90 ans. Et croyez moi, ils me disent merci.
Et aussi, je pars du principe que ces photos, que j'ai réalisées moi même sont
MES oeuvres. Donc, à ce titre, je peux les exposer, et le sujet de la photo n'a rien à
voir avec ça ... C'est de l'art mon gars.
Héhé...Tu peux rien contre ça...C'est plus fort que toi !

Bises et à bientôt en prison !
Saucisse
Par saucisse - Publié dans : Le ressenti de Saucisse - Communauté : Brico-Déco
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Dimanche 8 novembre 2009 7 08 /11 /2009 13:34
Coucou les gens,

Bon ben eh, je survis quand même en milieu hostile.
Même, je peins des chaises. Si, si !
Par exemple, elle, une petite chaise en formica, que
j'ai sauvée d'une mort atroce ! Elle avait été outragée
par des peintres pas très propres.
Moi j'ai vu son port altier, et une idée a germé ...
Mais avant, petit nettoyage :

(Beeeeh)

(oooooh)

Ha ! on voit la différence, quand même?
                  
Et voili, madame propre.
Ensuite, j'ai fait une sous couche... puis une recouche...
puis une découche...puis une archicouche...
Et après, suis aller me coucher...
Puis, j'ai cherché mon motif. Le motif pied de poule, la vache
c'est dur à dessiner. En fait, il faudrait dessiner au laser
ou je sais pas quoi, avec un logiciel oculaire ou un truc du
genre, ou faire des tas de calculs et utiliser compas, règle et
rapporteur pour le dessiner.
Comme j'aime pas les maths, ni les trucs techniques
et que ça me prend la tête, et que je suis très mais très
impatiente, j'ai dessiné un motif qui, de loin, ressemble à du
pied de poule, et de près, est plus facile à dessiner, avec
juste une règle et des proportions à vue de nez.

ça a donné ça :

C'est assez rigolo à peindre après, mais faut tirer la
langue pour pas dépasser.
Souvent faut faire des petites retouches. En blanc. Puis en
noir. Puis en blanc. Puis re- en noir. Rhaaaaaagh !
     


Ouf ! Maintenant le dossier...
Et après ...
Tadam !

Une chaise du pied de la poule !

Made in Montmartre.
 

Cha vous plé?

Bien le bonjour par chez vous.
Bizzz, So6.
Par saucisse - Publié dans : Cé moi ki lé (re)fé - Communauté : Relook de meubles et d'objets
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Mardi 3 novembre 2009 2 03 /11 /2009 12:19
Chers amis, chers amies.

Vous vous demandez surement, si vous avez bien tout suivi, ce
que je fous à Paris.
Rassurez-vous, moi aussi.
En fait, tous les matins, j'ouvre les yeux et je pense "où suis-je?"
Et ensuite je me dis : Ah oui.

Il y a 24 mois, je me réveillais tous les matins dans un lit
différent. (Ah bon vous aussi? Hem... ça vous regarde mais ça
devait pas exactement être pour les mêmes raisons que moi.)
En fait, c'étaient des réveils géniaux du genre "Ah oui je suis
à Bali !" "Ah oui je suis à Hampi ! " "Ah oui, je suis à Tahiti !".
Pensez-donc si j'avais envie de me lever, d'avaler vite un déj
et de me précipiter pour voir ce qu'il y avait dehors.
Des fois mêmes, j'ETAIS dehors déjà.

Vous avez déjà dormi sous le ciel? Moi oui.
Le ciel, la nuit, c'est la plus belle couverture qui existe. Il y a mille
petites étoiles qui vous regardent, qui vous rappellent combien
vous êtes petit et insignifiant, et quelle chance vous avez d'être
en vie, combien il faut vous en réjouir.
C'est une couverture vivante, mouvante, avec des petites brises
qui vous font frissonner dans votre sac de couchage. Vous entendez
des petits craquements, des petits bruits et parfois, le ch-chhh de la
mer pas loin vous berce.

En ce moment mes réveils c'est "Ah oui, je suis à Paris."
Pas de ch-chhh qui vous berce. Pas de petit scintillement
tranquille et doux au dessus de moi. Pas de petit craquement,
juste un silence mortel.
Oui car je suis dans une rue archi-silencieuse.
C'est très bien comme ça, mais je préfère le ch-chhh.

L'autre truc qui me rappelle que je suis à Paris, c'est la
tête des parisiens dans le métro.

Le parisien, vous pouvez facilement le reconnaître, si on
vous fait par exemple un blind-test avec que des mecs de
province mélangés,c'est celui qui a l'air malade.
Le teint blafard, des cernes, la barbe de trois jours crade (et
pourtant dieu sait si j'adore la barbe de trois jours en temps
normal), les dents jaunes ou mieux : grises, car le parisien fume
comme un pompier (mais on les voit pas trop souvent car le
parisien ne sourit pas en général : non, il émet plus facilement
des ricanements ou des rictus, le rire franc faisant trop provincial);
l'oeil vitreux de la cuite de la veille, car le parisien boit comme
un trou.

S'il est jeune, le parisien essaie de suivre la mode, en
s'habillant par exemple en faux rocker ridicule avec toute la
panoplie : jean slim, foulard keffieh, badge sur sa veste années
80 que même A. Bashung n'aurait pas reniée à ses débuts, et ...
(oh mon dieu) un chapeau. Non le chapeau les gars, écoutez...
faut pas. Sauf si vous êtes un mannequin italien avec une barbe
de trois jours nette et que vous portez un costume croisé blanc.
Un béret, à la limite ...

Là je parle du parisien hein, pas du banlieusard.
S'il est moins jeune, et s'il travaille dans une grosse boîte,
le parisien porte un costard-cravate à pleurer d'ennui. Mais
attention hein. Il affirme parfois sa personnalité en s'achetant
des souliers en cuir jaune "camel" maronnasse, pour bien
montrer aux autres que hé attention là. Rebelle attitude "je-me-
plie-aux-code-mais-vous-avez-vu?-pas-que."

Il y a aussi le mec cool, moi je l'appelle Jean-le-gland.
Jean-le-gland n'a pas de look. Il a juste attrapé ce qui lui passait
sous la main dans l'armoire, y compris un jean, des gros
godillots et une doudoune douteuse, qu'il agrémente
d'un énorme casque pour écouter sa musique.
Car Jean-le-gland est cool, on vous dit.

Mesdames, vous avez donc le choix, entre  :

    - l'égoïste narcissique, qui s'achète des crèmes, fait des joggings,
brasse des fringues de marque et surveille son poids et son iphone.
    - le mec "seventies revival", en gros, il s'habille en fripes, se laisse
pousser tous les poils et se lave pas. Adore le funk. Adore le reggae,
qu'il écoute sur son iphone.
    - le blackos qui s'est cru dans Shaft, col pelle à tarte, petit cuir
rouge et gourmette en or, casque assorti, branché sur son iphone.
    - le cool sus-cité, également sous-titré "provincial", ou "bûcheron",
mais plus généralement "beauf". (N'a pas d'iphone.)
    - le nerd, qui parle très fort dans le métro à 6h30 du matin, et
rigole comme un veau derrière ses lunettes de la sécu. Il a un étui
pour son iphone.
    - le musicos, jean moulant, cheveux longs et crades (c'est mieux)
qui a pas besoin d'ouvrir la bouche pour choper des numéros,
puisqu'il est musicos, d'ailleurs il a les mains occupées par son
demi, et son iphone.
   - le papa, avec son petit manteau en laine et son col blanc qui
sent la lessive (son iphone est dans la poussette.)
Et si vous avez de la chance, vous pouvez également rencontrer
quelqu'un qui soit tout ça à la fois, mais dans ce cas je vous
souhaite bon courage, iphone ou pas.

Comme dirait mon coloc, "bon ap".

Eh ben moi, franchement, tout ce petit monde me rebute.
Je me demande bien où je vais trouver la perle rare, au milieu
de tous ces gens qui se lavent pas et qui ressemblent à des
morts vivants.

C'est pas que je veux qu'un mec se lave.
Je suis tolérante, vous savez, à ce niveau là.
Mais je veux qu'un mec m'attire.
Et depuis un certain jour de juin, il y a de cela déjà très
longtemps, on dirait que tous les mecs ont perdu cette faculté
pour moi.
Comme s'ils se promenaient tous autour de moi avec leur
petite lumière intérieure, éteinte.
Comme si je pouvais déjà lire dans leurs yeux la lassitude de
toutes les aventures qu'ils ont déjà vécues, la déception d'y
avoir déjà cru et de s'être planté en beauté, puis la difficulté
d'avoir dû tout recommencer.

Lorsqu'ils me regardent, ou qu'ils posent sur moi leur regard
vide par inadvertance, ou même lorsqu'ils évitent mon regard,
je sens déjà comme un soupir blasé s'échapper, qui dit :
"n'essaie même pas. j'ai déjà trop morflé et j'ai pas envie de
m'en reprendre une." ou bien : "je te préviens, j'ai rien pour toi."

C'est décourageant.
C'est paralysant.
C'est pas engageant.
C'est dur.

Quand je suis revenue de mon voyage, je me sentais aussi pure
et fraîche qu'une rose qui s'ouvre pour la rosée du matin.
Je sentais pulser dans mes veines une énergie incroyable.
J'aimais ma vie. Toute ma vie, même les moments durs.
J'avais envie d'aider les autres à marcher dans leur lumière.

Un mois à Paris, je me sens aussi grise et vitreuse que les zombies
du métro. Je me sens creuse. J'ai l'impression de ne servir à rien.
J'ai l'impression que je serai seule toute ma vie.

La ville parasite mes couleurs mentales en essayant de m'imposer
son gris omniprésent. Devinez ce qui est à la mode cet hiver?
Le gris. Le noir. Le rouge sang.
Cette ville invite au meurtre. Cette ville tue les couleurs de la vie,
absorbe l'énergie comme un vampire.
Et moi, je lutte pour qu'elle ne tue pas ma veine créatrice.
Je lutte pour garder mon petit univers doré à l'or fin à l'intérieur,
mon arc-en-ciel interne. Je fais un bras de fer avec Paris.

Mais cette fois-ci, cette fois-ci les gars, je me laisserai pas avoir,
même si j'ai l'air d'être comme les autres, même si je bois et
que je fume et que je mets des pulls gris.

Cette fois-ci, c'est moi qui vais gagner, vous allez voir.
Je vais être heureuse ici. Parce que je l'ai décidé.
Parce que je le veux.

On parie?



Bises, So6.

Par saucisse - Publié dans : Le ressenti de Saucisse - Communauté : Contes.Illustration.Edition
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